En ce mois de lutte contre l'endométriose, maladie qui touche 1 femme/10 en France, je voulais vous partager ce texte écrit il ya maintenant 3 ans :
"Quand je regarde ma fille, préadolescente, mes sentiments de fierté et de reconnaissance se teintent de peurs. Et si elle aussi ?... Comme moi…
Après tout on n’est pas sûr que cette fichue maladie ne soit pas héréditaire… Alors je me revois à son âge ne pas bien comprendre ce que voulait dire devenir une femme et surtout ne pas être prête/préparée à ce qui allait se passer…
Dès mes 11 ans, chaque mois l’enfer revenait, douleurs aigües, baisse de tension, impossibilité de s’alimenter et de se déplacer normalement, 5 jours qui vous mettent à plat … et toujours les mêmes rengaines : « Il faut savoir souffrir quand on est une femme », « tu verras ce sera pire le jour où tu donneras la vie » (et ben figurez-vous que non ! c’est sensiblement la même douleur, difficile « d’accoucher » tous les mois…).Alors on se construit avec cette idée que ces douleurs sont normales, on apprend à les apprivoiser, voir même à les accepter.
Cette maladie est sournoise, insidieuse, vicieuse et s’immisce dans tous les pans de ta vie : à l’école (absences à répétition), au travail (fatigue chronique importante), dans ta vie sentimentale (place de l’autre, compréhension, infertilité…). Elle s’incruste dans ton corps dans des zones insoupçonnées mais elle est aussi très présente dans ton mental, ton esprit, une vraie prise de tête…
Jusqu’au jour où une gynécologue, plus à l’écoute ou plus informée/formée vous dit : « Madame ce n’est pas normal que vous souffriez comme cela depuis plus de 15 ans ! » Je me souviens de larmes, tant de larmes de soulagement. Je ne suis pas folle, ce n’est pas dans ma tête, je souffre bien d’un mal qui me ronge. J’avais 30 ans et j’essayais de tomber enceinte…
Le combat a continué : PMA, opération, grossesse à risques et je vous épargne les aspects les plus sensibles. Sans vraiment savoir pourquoi (malgré un traitement) cette fichue maladie progresse (stade 4). Alors j’ai appris à vivre avec, à reconnaître les crises quand elles arrivent, respirer, lâcher prise, avancer et s’entourer. Difficile d’être dans l’acceptation complète mais baisser le mental pour accepter mon corps tel qu’il est m’a aidé.
Malgré cela, j’ai eu une chance incroyable (que beaucoup d’autres n’ont pas) de donner naissance à 2 enfants.
Alors aujourd’hui, oui je pense à ma fille mais je pense aussi à toutes ces autres femmes plus ou moins jeunes qui mènent un combat de chaque jour.
Mon côté féministe me laisse à penser que si 1 homme sur 10 était atteint d’une telle maladie, de nombreuses études auraient déjà été financées à travers le Monde. Il s’agit d’une maladie exclusivement féminine mais Messieurs, nous avons besoin de vous car il s’agit aussi de vos mère, femme, sœurs, amies, filles, petites filles !
Merci à @Lyv et #CeQueJaiDansLeVentre de faire entendre nos voix et d’apporter des réponses innovantes pour mieux accompagner les femmes.
Force et courage à vous guerrières de l’ombre. Même au bord du précipice, la peur du vide, de l'inconnu, nous sommes toujours debout, combatives, ancrer et tourner vers l'avenir!
Alors ne perdez pas de vue vos rêves…
On est ensemble !"
3 ans plus tard, la maladie est toujours là mais elle prend beaucoup moins de place. Le travail en hypnose et énergétique y sont pour beaucoup ! J'ai vécu mon processus d'acceptation et de transformation face à cette maladie appelée également "le cancer qui ne tue pas". Certe il ne tue pas mais qu'est-ce qu'il handicap des milliers de femmes.
Après l'avoir expérimenté dans tout mon être, j'accompagne de nombreuses femmes dans leur reconnexion à leur féminin sacré. Afin de poursuivre et parfaire les accompagnements que je propose, j'ai décidé de suivre une formation auprès de Lise Bartoli sur l'étiologie du périnée, les douleurs féminines, les libérations transgénérationnelles pour que chaque femme puisse retrouver son pouvoir personnel alliant corps et esprit.
Marie-Julie MARCHE, praticienne en hypnose Ericksonienne et soins énergétiques Reiki
Besançon, le 23/03/25